
Le chômage des jeunes et le travail des enfants dans les communautés productrices de cacao constituent de sérieuses menaces pour la durabilité du secteur cacaoyer. Faute d’opportunités d’emploi décent, les jeunes migrent vers les villes à la recherche d’emplois tout aussi inexistants. De plus, le manque de services de main-d’œuvre et le coût élevé des rares travailleur·euses disponibles dans ces communautés figurent parmi les principaux facteurs du travail des enfants. Ces défis ouvrent toutefois la voie à des opportunités : créer des emplois pour les jeunes de la région et rendre des services de main-d’œuvre professionnalisés accessibles et abordables pour les agriculteur·rices du secteur.
Le projet « Nouvelle génération d’entrepreneurs et de producteurs de cacao en Côte d’Ivoire (NGEP - CI 1) » est financé par la fondation Colruyt Group qui œuvre à doter les jeunes r de capacités leur permettant de trouver et/ou de créer des emplois décents, épanouissants et des opportunités d’affaires.
Actuellement, en Côte d’Ivoire, environ 35 % des jeunes ne sont ni en éducation, ni en emploi, ni en formation (NEET) – une statistique non seulement alarmante, mais qui annonce aussi un futur marqué par le chômage et le sous-emploi. De plus, plus de 50 % des jeunes sont également en situation d’emploi vulnérable – c’est-à-dire qu’iels occupent des emplois faiblement rémunérés, avec peu de sécurité et peu d’opportunités d’évolution professionnelle. La transition de l’école vers le monde du travail est également longue, et de nombreux·ses diplômé·es peinent à trouver des opportunités d’emploi adaptées. En outre, ces jeunes ont souvent un accès limité au financement, ce qui restreint leurs possibilités de formation et/ou d’éducation.
Le chômage des jeunes et le travail des enfants dans les communautés productrices de cacao constituent des menaces sérieuses pour la durabilité du secteur cacaoyer dans son ensemble. L’une des principales causes du travail des enfants dans les plantations de cacao est le manque de services de main-d’œuvre et le coût élevé des quelques travailleur·euses disponibles dans ces communautés. Le niveau de chômage chez les jeunes est particulièrement élevé dans des localités telles que Daregba et Colonel. Faute d’opportunités d’emploi décent pour les jeunes, nombre d’entre eux·elles migrent vers les villes à la recherche d’emplois souvent inexistants.
Ces défis ouvrent également des perspectives : actuellement, des jeunes de la région offrent ponctuellement des services de main-d’œuvre aux agriculteur·rices de Daregba et de Colonel. Les producteur·rices paient pour ces services. Cependant, ceux-ci ne sont pas toujours disponibles, notamment pendant la haute saison. Cela représente une occasion de créer des emplois pour les jeunes de la région, de rendre des services de main-d’œuvre professionnalisés accessibles et abordables pour les agriculteur·rices, et de contribuer à résoudre une des causes systémiques du travail des enfants : l’absence de services de main-d’œuvre dans les communautés productrices de cacao.
Le projet NGEP - CI 1 vise prioritairement à créer des emplois décents, épanouissants et des opportunités d’affaires pour les jeunes et les femmes dans la chaîne de valeur du cacao dans les communautés productrices de cette spéculation dans la région de San-Pedro.

Avec ce projet, nous visons à autonomiser les jeunes à travers la formation, l’accompagnement et les échanges, afin qu’iels puissent contribuer à la transformation de leurs communautés.
Le projet a adopté une approche intégrée pour offrir aux jeunes ruraux désœuvré·es de la région de San Pedro, en Côte d’Ivoire, la possibilité d’envisager un avenir meilleur. Il met en œuvre un processus d’incubation au bénéfice de 500 jeunes, dont 100 issu·es de quatre communautés productrices de cacao de la région, qui constituent le cœur de cible. Ce programme de formation, de coaching et de mentorat vise à leur donner les compétences nécessaires pour trouver et/ou créer des emplois décents et épanouissants, ainsi que des opportunités d’affaires.
Le projet permet aux jeunes des communautés productrices de cacao d’être sensibilisé·es et formé·es à l’entrepreneuriat et au management général des petites et moyennes entreprises. La formation met l’accent sur des disciplines telles que le marketing et la commercialisation, la finance, les ressources humaines, etc.
Elle facilite également l’accès des jeunes à des contenus de formation sur les Bonnes Pratiques Agricoles, via une application baptisée FARMBOOK. Le coaching et le mentorat sont assurés par des ingénieur·es agronomes recruté·es pour la circonstance. Ces formations doivent permettre de disposer, dans les communautés cacaoyères de la région cible du projet, de :
Le projet accompagne matériellement et techniquement les jeunes femmes et hommes formé·es dans la création de Petites et Moyennes Entreprises (PME) et dans la mise en œuvre d’activités économiquement rentables et socialement bénéfiques, leur permettant ainsi de s’auto-employer.
Ces nouveaux·elles entrepreneur·es créent à leur tour des opportunités d’emploi pour d’autres jeunes au sein des communautés cacaoyères. Un appui est apporté aux PME ainsi créées, notamment dans :le développement de propositions innovantes, la recherche d’investissements, l’élaboration de plans d’affaires, la mise en place d’outils de gestion, etc. Cette action contribue à :
Les partenaires du projet travaillent avec les investisseurs pour fournir des financements commerciaux aux PME des communautés productrices de cacao. Cela, dans l’optique que ces PME puissent déployer leurs plans, accroître leur professionnalisme et jouer un rôle de support clé aux communautés productrices.
Dans le même temps, le projet facilite la mise en relation des PME avec les institutions de microfinance potentielles pour développer des produits de financement et des mécanismes de dé-risque. Cette action permet d’accroître les investissements commerciaux aux PME dans ces communautés productrices. Elle contribue également à la création de possibilités pour les PME d’interagir et de dialoguer avec tout l’écosystème économique local et d’intégrer l’univers de l’information.
Pour établir les liens de confiance entre les acteur·rices en vue de faciliter l'accès au crédit, il est nécessaire que les Institutions de Microfinances (IMF) comprennent et maîtrisent le fonctionnement des filières agricoles ciblées. Pour y parvenir, le projet s’attèlera à renforcer les capacités des IMF sur le fonctionnement de ces filières et les instruments de mitigation de risque.
Les résultats intermédiaires attendus ici sont :
Dans une logique d’apprentissage continu, le projet œuvre à la création d’une plateforme de collaboration et d’échanges entre les entrepreneur·es bénéficiaires, leurs pairs sous-régionaux et des partenaires belges. Ces échanges prennent la forme de voyages d’études, de rencontres interpays et intercontinentales et d’activités d’enseignement mutuel.
Cette action vise à ce que les jeunes et les femmes :
Avant le lancement de la campagne d’information et de communication à l’endroit des jeunes et des parties prenantes, les agent·es du projet ont :
La campagne d’information et de communication a consisté :
Cette communication tous azimuts a permis l’enregistrement de 505 jeunes, réparti·es sur l’ensemble de la région de San-Pedro, ayant manifesté de l’intérêt pour le projet, dont 31 % de jeunes filles.
Au troisième trimestre de l’année 2021, quatre (4) jeunes venant des quatre (4) communautés du projet NGEP-CI 1, dont une jeune fille, ont pris part à la 5ᵉ édition de Tomorrow’s Voice 2021 organisée par la Fondation Colruyt Group sur le thème « Le pouvoir des Soft Skills », du 17 au 23 octobre 2021.
Pendant une semaine, aux côtés de leurs pair·es venu·es du monde entier, ces jeunes se sont penché·es sur des sujets tels que le leadership, la résilience, la communication bienveillante et le travail d’équipe.

Generation Food fait partie du programme international de Rikolto Food Smart Cities programme. Dans différentes villes du monde, dont Ouagadougou, Arusha, Louvain et Quito, Rikolto appuie les municipalités à formuler des politiques alimentaires durables et à les mettre en pratique. En co-création avec des universités, des entreprises, des initiatives locales de production/distribution alimentaire, des municipalités et des coopératives d'agriculteurs, nous développons des modèles commerciaux (de la ferme à l'assiette) qui rendent possible la transition vers des villes durables. Par l'intermédiaire de Generation Food, Rikolto plaide pour la participation active des jeunes à l'élaboration du futur système alimentaire.
