
Dans le cadre du Programme d'action climatique G-STIC, Rikolto, la municipalité de Ouagadougou et le gouvernement des Flandres s'efforcent de contribuer à la restauration des terres et à l'augmentation du couvert végétal, tout en renforçant la biodiversité de la ceinture verte de Ouagadougou.
La situation géographique du Burkina Faso le rend particulièrement sensible aux effets du changement climatique. Pays sahélien enclavé au cœur de l'Afrique de l'Ouest, le Burkina est sous des conditions climatiques extrêmes et variables. Les précipitations dans la capitale, Ouagadougou, sont faibles tout au long de l'année. La flore originelle de la ville s'est considérablement réduite, tant en variété qu'en quantité.
La ceinture verte a été créée en 1976 avec deux objectifs principaux :
Ces dernières années, des initiatives ont été prises pour reboiser la zone. À la suite d'une série d'efforts de reboisement, la municipalité a employé des femmes, initialement collectrices d'agrégats, pour prendre soin des arbres. En échange, les femmes reçoivent une portion de terre sur laquelle elles peuvent cultiver et vendre des légumes.
La municipalité travaille prioritairement avec les femmes parce qu'elles sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique et qu'elles ont un accès limité à des emplois décents. Cependant, les parcelles allouées aux cultures maraîchères sont petites, ce qui ne permet pas aux femmes de gagner décemment leur vie.
Différents acteurs (entreprises socialement responsables, ONGs et associations de développement, institutions publiques, etc..) collaborent avec la municipalité de Ouagadougou pour restaurer la ceinture verte. Mais, ces acteurs ne coordonnent pas systématiquement leurs efforts.
Pour en savoir davantage sur la ceinture verte, cliquez sur le lien menant au site web de la ceinture verte.

Le projet « Restaurer la ceinture verte pour atténuer les effets du changement climatique à Ouagadougou » s’insère dans notre programme global Good Food for Cities 2022-2026, spécifiquement dans son axe promotion de la production durable à travers la gestion des paysages.
Le projet se concentre sur trois domaines clés pour améliorer la résilience climatique, promouvoir la production alimentaire durable et protéger les écosystèmes naturels à Ouagadougou :
Le projet promeut un modèle intégré combinant une production alimentaire économe en eau grâce à des méthodes agroécologiques, l'aquaculture, l'irrigation au goutte-à-goutte et la reforestation d'espèces locales. Cela comprend le/la/les :
Pour assurer la viabilité des pratiques agroécologiques et renforcer les systèmes alimentaires locaux, le projet permettra de :
Afin d'assurer l'intendance coordonnée à long terme de la ceinture verte, le projet permettra de :
Résultats attendus
2. Soutenir la transition vers l'agroécologie et l'adaptation au climat

Pour les hectares annoncés à venir, il faudrait que les maraichers et les pépiniéristes travaillent ensemble en insistant sur le maraichage en suivant les pratiques agroécologiques sur les 15 hectares annoncés. Si nous travaillons ensemble, cela va aller.
Generation Food fait partie du programme international de Rikolto Food Smart Cities programme. Dans différentes villes du monde, dont Ouagadougou, Arusha, Louvain et Quito, Rikolto appuie les municipalités à formuler des politiques alimentaires durables et à les mettre en pratique. En co-création avec des universités, des entreprises, des initiatives locales de production/distribution alimentaire, des municipalités et des coopératives d'agriculteurs, nous développons des modèles commerciaux (de la ferme à l'assiette) qui rendent possible la transition vers des villes durables. Par l'intermédiaire de Generation Food, Rikolto plaide pour la participation active des jeunes à l'élaboration du futur système alimentaire.

Membre du consortium: Commune de Ouagadougou, à travers le Département Prospective Planification et Études (DPPE), la Direction des Aménagements Paysagers et de la Gestion des Parcs (DAPGP), et Rikolto.
Collaborateurs du consortium :